Patrimoine

LE VAL D’ARGENT

Appelé Val de Lièpvre, puis vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, le Val d’Argent est né il y’a plus de 10 siècles. Religions et industries diverses ont fondé de nombreux patrimoines que nous vous invitons à découvrir dans cette rubrique.


PATRIMOINE HISTORIQUE

Article en cours de rédaction, merci de votre compréhension.

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Et aussi …

Le Val d’Argent, Pays d’Art et d’Histoire :
www.facebook.com/pages/Pays-dArt-et-dHistoire-du-Val-dArgent

Toute l’histoire du Val d’Argent sur :
www.shvl.fr

Un site utile pour vos recherches généalogiques :
ste-marie-aux-mines.pagesperso-orange.fr


PATRIMOINE INDUSTRIEL

Une vallée industrielle … Les mines

C’est dans cette zone frontière que sont découverts de riches filons argentifères dès le 10e siècle. Les filons sont d’abord exploités par puits, creusés à la verticale des filons, puis par galeries horizontales creusées sur les flancs de montagne. Du 10e siècle à 1940, près de 1100 mines sont creusées, cumulant près de 300 km de galerie au total.

L’exploitation minière connaît son apogée au 16e siècle, avec l’arrivée de 3000 mineurs en quelques décennies, provoquant l’essor démographique du territoire. Entre 1500 et 1550, 1200 maisons sont construites à Sainte-Marie Alsace et Sainte-Marie Lorraine, pour loger les mineurs venus s’y installer. Leur présence favorise la mise en place d’une véritable administration minière, dont les responsables logent dans les maisons à tourelle visibles à Sainte-Marie-aux-Mines. Les mineurs disposent aussi de leur propre justice, qui siège à la Tour des mineurs d’Echery, et d’une caisse de secours mutuels créée au milieu du 16e siècle.

De gauche à droite ; Tour des mineurs, servant de tribunal des mineurs. Maison à tourelle, servant de résidence aux officiers des mines. Photo J. Antenat

Au 17e siècle, l’exploitation minière est sur le déclin. Stoppée par la guerre de Trente Ans, elle alterne des périodes d’activité et d’abandon du 18e siècle jusqu’en 1940.

Le textile

A partir du 18e siècle, l’industrie textile se développa dans notre vallée. Bloqués dans leurs perspectives de développement, des industriels mulhousiens s’installent dans le Val d’Argent, car le territoire dispose de nombreux atouts. Bien desservi par les routes, proche des capitales régionales, le Val d’Argent dispose d’une main d’œuvre textile qualifiée depuis le 16e siècle, d’un réseau hydraulique bien développé, et d’infrastructures héritées de la période minière, ré employables pour le textile (canaux,…).

De gauche à droite ; Ets Reber Blech en 1823 – Tisserand au 19e s (Gravure de Lix)

Dès 1755, Jean-Georges Reber s’implante à Sainte-Marie-aux-Mines et maîtrise progressivement toute la chaine de fabrication des tissus (filature, teinture, tissage). Pour le tissage, il fait appel dans une large mesure à des ouvriers tisserands travaillant à domicile, pour limiter les investissements fonciers et réduire le risque de grève. D’autres industriels vont suivre cet exemple tout au long du 19e siècle. De 1836 à 1914, la ville de Sainte-Marie-aux-Mines compte 12.000 habitant et sa centaine de manufactures fait vivre un bassin d’emploi de près de 20.000 personnes.

Mais ce secteur subit une grave crise économique, entraînant dans son sillage le départ de plusieurs centaines d’habitants. Depuis les années 1980, la Ville ne relache pas ses efforts pour corriger les effets de la crise du textile. La résorption des friches industrielles, conjuguée aux actions d’amélioration du cadre de vie (réfection façade, centre ville…), visent à redynamiser le territoire.

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PATRIMOINE RELIGIEUX

Le Val d’Argent se peuple sous l’impulsion des prieurés de Lièpvre et d’Echery, fondés au 8e et au 9e siècle. Au 13e et 14e siècle, les deux prieurés se font progressivement dépossédés de leurs biens aux profits de deux grands seigneurs. Par le traité du 9 décembre 1399, le Duc de Lorraine et les seigneurs de Ribeaupierre se partagent la vallée en deux moitiés. Suivant les cours d’eau du Liversel, de la Lièpvrette et de la Goutte Saint-Blaise, le Landbach (« le ruisseau frontière ») forme la limite territoriale de leurs possessions respectives.

Partage du Val d’Argent, suite au traité de 1399

Coulant au milieu de Sainte-Marie-aux-Mines, le ruisseau frontière sépare la ville en deux moitiés distinctes, Sainte-Marie Alsace et Sainte-Marie Lorraine. Chacune d’elles dispose de sa rue principale, de sa propre mairie et de sa poste à chevaux. Seuls quelques ponts, équipés de borne frontière et où l’on s’acquitte d’un péage, permettent de passer d’une rive à l’autre.

Borne frontière pont de la vieille poste. A droite, les armoires des Ribeaupierre ; à gauche les armoiries du Duc de Lorraine.

Au 16e siècle, les contrastes s’accentuent davantage entre les deux rives. Si le coté lorrain reste francophone et catholique, le coté alsacien devient progressivement germanophone, avec l’arrivée de 3000 mineurs germaniques. Sainte-Marie Alsace devient aussi protestante suite à la conversion religieuse des Ribeaupierre en 1547. Ces derniers y accueillent des luthériens, des réformés, et des anabaptistes dont un groupe formera le noyau du mouvement amish en 1693.

Devenues successivement françaises en 1648 et 1766, Sainte-Marie Alsace et Sainte-Marie Lorraine fusionnent en une seule commune en 1790 – Sainte-Marie-aux-Mines –, dont le nom rappelle l’intense activité minière qui régna sur le territoire.

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LA CHAPELLE CATHOLIQUE STE MADELEINE

Une petite église dédiée à Sainte Marie-Madeleine est mentionnée dès 1078. C’est la première église catholique du côté lorrain. Devenue trop petite avec l’essor démographique de la commune, elle est démolie partiellement en 1757, pour être remplacée par l’église de la Madeleine.

Adresse :

Rue Mulhenbeck – 68160 Ste-Marie-aux-Mines

L’EGLISE CATHOLIQUE STE MADELEINE

Construite en 1757 (la date figure sur le

portail principal), d’après les plans du curé de l’époque, François-Léopold Wichard, cette nouvelle église remplace la chapelle de la Madeleine, située au-dessus et devenue exigüe. Elle présente toutes les caractéristiques d’une église lorraine, mêlant style baroque, façade massive et clocher à bulbe recouvert d’ardoises. Le chœur est orienté au nord-ouest, le clocher-porche en grés rose donne accès à la nef. L’orgue Callinet sur la tribune est adossé au mur du clocher. Il date de 1849 et fut le dernier installé par Joseph Callinet avant sa mort.

Adresse :

112 rue du Mal de Lattre de Tassigny – 68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Tél : 03 89 58 71 52 – Fax : 03 89 58 65 03

L’EGLISE CATHOLIQUE SAINT-LOUIS

Lors du rattachement de l’Alsace à la France en 1648, aucune église catholique n’existe sur la rive droite de la Lièpvrette – protestante – qui dépendait des Ribeaupierre. A la demande du roi Louis XIV, une église est élevée en 1673 et dédiée à Saint-Louis. Sa construction est financée par le roi. Devenue vétuste et trop petite, par suite de la poussée démographique du milieu du 19ème siècle, l’église Saint-Louis est détruite en 1846 et remplacée par l’édifice actuel. Le projet a été confi é aux architectes colmariens Joseph Bleicher et Auguste Caillot. Une restauration complète de l’intérieur a été réalisée en 2000 et 2001. L’église n’est utilisée que rarement (notamment lors de la messe de la Saint-Louis le 25 août).

Adresse :

Rue St-Louis – 68160 Ste-Marie-aux-Mines

PRESBYTERE PROTESTANT LUTHERIEN – L’EGLISE LUTHERIENNE DES CHAINES

Avec l’expansion du textile et l’essor démographique du milieu du 19ème siècle, l’église sur le Pré, vétuste, devient trop petite et trop éloignée des fidèles. Une nouvelle église luthérienne dite « des Chaînes » est édifiée en 1845 d’après le projet de l’architecte Eugène Petiti de Strasbourg, au cœur de Ste-Marie-aux-Mines, à mi-chemin entre Echery et Saint-Blaise. L’église est limitée par des chaînes ayant donné son nom à l’église. Le bâtiment est construit en maçonnerie de grès. La porte principale et les fenêtres sont en plein cintre. Dans la nef, une tribune portée par des poteaux de bois longe trois murs. Sur le petit côté se trouve l’orgue, des bancs de fidèles occupant les longs côtés. Le mur au fond de la nef est occupé par la chaire. La cloche des Chaînes provient de l’église Sur-le-Pré.

Adresse :

81 rue St Louis – 68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Tél : 03 89 58 75 76 – Fax : 03 89 58 77 32

TEMPLE REFORMÉ

Construit en 1634 par la communauté réformée française, ce temple est l’un des derniers en France car il n’a pas été détruit suite à la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV en 1685.

Sa forme est caractéristique de l’architecture réformée : un lieu de culte tourné vers l’écoute de la Parole, des bancs placés en U ainsi qu’une chaire centrale et des fenêtres aux vitraux nus. Un orgue Joseph CALLINET, 1849, fait entendre ses sonorités lors de concerts.

Adresse :

23 rue du Temple – 68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Tél 03 89 58 71 03

L’EGLISE SIMULTANEE DE SAINT-PIERRE SUR-L’HATE

Une des dernières églises simultanées d’Alsace et la seule à accueillir 3 religions.

De nos jours, l’église accueille quelques messes ou cultes de mariages et d’enterrements mais surtout, au cours de l’été, un festival de musique classique, le Festival aux Chandelles. En effet, l’église n’étant pas électrisée, les spectacles se déroulent à la lueur des bougies et créent une ambiance particulière en ce lieu.

LES SYNAGOGUES

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La communauté juive apparaît à Ste-Marie-aux-Mines au début du 19ème siècle. En 1866, la vente aux enchères de la brasserie Riette, rue Weisgerber à Ste-Marie-aux-Mines, permet à la communauté de s’en porter acquéreur et de transformer le bâtiment en synagogue. 167 membres sont alors enregistrés. En 1940, les nazis expulsent les familles juives et détruisent leur lieu de culte. Un monument commémoratif est situé sur l’emplacement de l’ancienne synagogue. Une nouvelle synagogue est inaugurée rue Muhlenbeck en 1962. Faute d’un nombre suffisant de chefs de famille, le bâtiment a été vendu en 2008 par le Consistoire de Sélestat à un particulier qui l’a transformé en maison d’habitation. Les Tables de la Loi sont cependant toujours visibles sur la façade sur rue.

Adresse : Rue Mulhenbeck – 68160 Sainte-Marie-aux-Mines

Informations de la Ville de Sainte-marie-aux-Mines